sexta-feira, 6 de junho de 2008

Apelo da Conferência de Estocolmo - IV Internacional

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Lettre de la
IVème
Internationale
29 mai 2008


PRESENTATION



Nous publions ci-dessous un rapport général de la Conférence qui s’est tenue en Suède à Stockholm (voir Lettre n°230) le 25 mai 2008 ainsi que l’appel qui y a été adopté et qui est soumis à signature et prise de position dans tous les pays d’Europe :

(…)

« Si nous avions su,
nous n’aurions pas rejoint l’Union européenne ! »
Un ancien député social-démocrate suédois

Ancien député social-démocrate au Parlement suédois, Sören Wibe déclare : « Quand on a rejoint l’Union européenne en 1994, on nous avait fait de nombreuses promesses », précisant : « notamment celle de pouvoir conserver notre modèle social. Le commissaire européen Flynn nous l’avait même garanti dans un courrier ». Il poursuit : « Si nous avions su, nous n’aurions pas rejoint l’Union européenne ! Aujourd’hui, la Cour de justice décide que les règles de la libre circulation sont plus importantes que les règles de l’Europe sociale.

On ne peut rien changer tant qu’on ne se sera pas attaqué aux fondements, c'est-à-dire aux traités. On nous dit qu’il s’agit d’un problème d’interprétation mais, en réalité, c’est une tentative politique pour essayer de modifier la cible de la discussion ».
Il ajoute : « Nous avons le pouvoir d’arrêter ce processus en mettant en avant une exigence : avant de ratifier le traité de Lisbonne, nous devons avoir la garantie que c’est à la nation de décider comment doit être régi le marché du travail en Suède ».

(…)
____________________________________________

Ce que le jugement européen voudrait entériner : « 10 à 14 heures de travail par jour, les salaires non-payés pendant 2 à 3 mois » (un travailleur letton émigré en Suède)

Gint Kaspers est un jeune travailleur letton, que la situation sociale dans son pays a poussé, comme des dizaines de milliers d’autres, à émigrer en Suède pour travailler sur les chantiers. Licencié parce qu’il avait contacté le syndicat pour se défendre, il est devenu un organisateur du syndicat : « Maintenant, je vais sur les chantiers pour organiser les travailleurs, pour leur faire connaître leurs droits. Les entreprises étrangères qui ne respectent pas les conventions collectives réduisent les travailleurs en esclavage : des journées de travail de 10 à 14 heures, des salaires non payés pendant 2 ou 3 mois, puis qui finissent dans la poche des patrons sous prétexte qu’ils fournissent des appartements de 2 ou 3 pièces où s’entassent jusqu’à 10 ouvriers. Que faut-il faire ? Nous appelons les ouvriers à rejoindre le syndicat et de plus en plus le font. Mais avec le jugement Laval, c’est une menace pour les conventions collectives suédoises, alors que c’est la chose la plus importante que nous devons défendre. »

Une délégation ouvrière à Bruxelles pour défendre la « cause commune des travailleurs de toute l’Europe » : retrait des jugements européens !

Sören Sordegaard est député au Parlement européen. Membre du « Mouvement populaire contre l’Union européenne » du Danemark, il témoigne devant la conférence : « J’ai été député pendant neuf ans au Parlement danois, et je peux vous dire qu’au Parlement européen un député n’a presque aucun droit. J’ai récemment déposé une résolution disant : « Le droit de grève doit relever des législations nationales et pas de celle de l’Union européenne ». Cette résolution a obtenu moins de 100 voix « pour », alors que plus de 600 députés européens ont voté contre. (…) Ils nous parlent d’Europe « plus sociale », « plus démocratique », mais dans un protocole contraignant, annexé au traité, en petits caractères, on retrouve la « concurrence libre et non faussée ». Or quand les syndicats suédois demandent, à juste titre, que la Convention collective suédoise soit appliquée dans une entreprise lettone, la concurrence est considérée comme faussée ».


II.- Extraits de l’Appel adopté

« Nous militants ouvriers, syndicaliste réunis le 25 Mai 2008 à Stockholm en réponse à l'appel lancé par des militants suédois et danois, avec l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, dans une conférence internationale pour l'abrogation du jugement de la cour Européenne de justice dans l'affaire Laval/Vaxholm, nous déclarons : (…) Impossible d’accepter les jugements iniques de la Cour européenne de justice dans les affaires Laval, Viking Lines et Ruffert !

Car accepter cela, ce serait accepter la liquidation de la Lex Britannica et les conventions collectives arrachées par le mouvement ouvrier et qui fondent l’existence même du mouvement ouvrier en Suède. (…)

Les initiateurs de cet appel ne partagent pas nécessairement le même point de vue sur la légitimité des institutions de l’Union européenne, mais tous nous disons : nous dénions le droit à l’Union européenne et à sa Cour de justice de briser ce que nos organisations ouvrières ont arraché par leur combat pendant plus d’un siècle !

C'est pourquoi nous lançons un appel au mouvement ouvrier d'Europe, nous irons à Bruxelles pour dire à l’Union européenne et à sa Cour de justice : les jugements Laval, Viking et Ruffert doivent être immédiatement abrogés !

Nous décidons de constituer une délégation qui ira à Bruxelles, où, avec nos camarades suédois, nous exigerons d'être reçus par les autorités de la Commission européenne, pour leur dire : « nous vous dénions le droit de remettre en cause les droits et garanties arrachées par les organisations ouvrières en Suède et dans n’importe quel pays »
En défendant les droits de nos camarades suédois, nous forgeons la véritable union des travailleurs et des peuples de toute l'Europe, dans l'action commune pour la défense commune de nos droits ouvriers sous la forme où ils ont été arrachés dans chaque pays, contre un ennemi commun qui veut les détruire.

Nous appelons tous les travailleurs, tous les syndicalistes, toutes les organisations d’Europe à prendre position :
« Obtenir l’abrogation des jugements de la Cour européenne (Laval, Viking, Ruffert), défendre la Lex Britania et les conventions collectives, c’est empêcher que de tels jugements se reproduisent dans d’autres pays, c’est protéger, dans chacun de nos pays, les droits et garanties arrachés par nos organisations ouvrières et protégés par les conventions de l’OIT, notamment la convention 94 »

Les participants décident de faire le compte-rendu de cette conférence dans le mouvement ouvrier de chaque pays. Informés de la tenue de la conférence internationale en défense des conventions de l’OIT, organisée par l’Entente internationale des travailleurs et des peuples, le 7 juin prochain, ils décident d’y mandater une délégation pour y faire le compte-rendu. »

2 comentários:

Anónimo disse...

Aumento dos impostos sobre os beneficios das petroliferas!

José Lopes disse...

Estão a destruir a Europa Social que diziam querer defender, e forçar um liberalismo selvagem, dirigido à distância por cúpulas de homens sem rosto e sem qualquer contacto com a sociedade real.
Que lhes importa o que querem os cidadãos, se eles são burocratas e não prestam contas a ninguém?
Bfds
Cumps